23/04/2010

Flash-backs

Quand je fouille, je trouve ...

Si, dans la vie, j'ai égaré (perdu, déménagé ...) beaucoup de textes, j'ai au moins eu la grande idée ... (bon, à chacun son mérite ... G. a eu la bonne idée) de sauvegarder une partie de mes écrits de 2003 à 2005.

J'espère avoir le courage de vous en partager certains.

Pour ceux qui les ont déjà lu...

Pour ceux qui voudraient me lire ...

Il s'agit surtout de textes écrits dans l'urgence, dans la douleur ou dans l'humour décalé.

Peut-être vous souviendrez-vous (apprendrez-vous, aussi) que, si j'ai des rêves et des lubies, il en est une qui me taraude aujourd'hui encore. Un livre publié. Si j'y travaille à mes moments libres (heu ... c'est quoi encore, un moment libre ? Hm ? ), il reste qu'à l'époque, alors que l'idée était encore vague, j'avais intitulé une série de textes : "le boudoir des monologues".

Bon, je vous l'accorde, ce n'était pas toujours hyper-méga-giga-joyeux-de-la-teuf-de-la-mort, mais c'est également les circonstances de l'écriture qui rend tel ou tel texte si particulier pour son auteur.

Et c’est toujours difficile de commencer quelque part. C’est encore plus difficile de recommencer. Qu’il s’agisse d’un’ blog ou d’une histoire d’amour, qu’il s’agisse de cette relation particulière entre vous et moi… Tout est à refaire.

J’ai décidé de devenir sérieuse. Ou presque. Ou pas.

J’écris comme je respire, sur papier, sur clavier, dans ma tête.

J’écris pour moi, pour vous, pour rien. Pour le simple plaisir de faire résonner, de manière juste, les mots entre eux. Les sons. Les phrases.

Ecrire, c’est échanger.

J’ai besoin de cet échange.

Avec vous.

Allez, je me lance ... Langue tirée

 

Vous vous rappelez ? Au début de ce blog, je voulais faire différent.

Ecrire un roman.

Peut-être.

Etre autrement.

La plume me manque, la plume me manque, la plume me manque … J’ai manqué à ma plume.

Brume. Dans mon cerveau. Les mots, les maux … Tout s’échappe, tout m’échappe au fur et à mesure que je veux écrire. Ces phrases mille fois répétées dans ma tête … en les ajoutant une à une, façon puzzle, un livre serait déjà né. Laid ? Sans doute.

Mais vrai.

Maudite mémoire ! Je pense ces phrases. Mes doigts courent sur le clavier … Il est déjà trop tard. Le moment de l’écriture est trop court. Ou je suis trop lente.

Ou …

On m’a volé mes mots. Et je n’ai plus de maux. Des peines, parfois encore. Les maux sont doux, à présent.  Et les mots, si volages …

Je reste béate devant les grands auteurs. Ceux dont le talent est aujourd’hui reconnu. Parfois après leur mort.

 

(Sois honnête avec toi-même)

Je n’ai pas de talent.

(Sois plus convaincante)

Je n’aurai jamais leur talent.

(C’est mieux)

 

On n’écrit jamais aussi bien que dans la douleur.

Je n’ai plus de maux.

Je ne trouve plus mes mots.

Qu’ai-je encore à vous offrir ? Des tranches de vie ? Je me dévoile en me censurant. Il n’est pas bon de tout dire.

Trouver le juste milieu.

Souffrir encore pour pouvoir écrire. Analyser, conclure, transmettre. Pour ceux qui connaissent la souffrance, pour ceux qui la connaîtront un jour.

Parler de moi au passé. C’est trop tôt encore. Mais les mots s’écriraient (s’écrieraient ?) plus facilement. Ils se cachent et je me joue d’eux. ... J'ai besoin de me répandre en mots ... Finalement oui, j'aime ce jeu !

Chloé - 21/05/2004

 

19:18 Écrit par Chlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

21/04/2010

Un ami ?

Aujourd'hui, je t'ai parlé comme je parle rarement. Hormis ici. Ici où j'exhorsisais autrefois, ici que j'ai laissé tombé, mais jamais totalement. Ici où j'étais connue, parfois reconnue, par mes mots et mes maux, couchés sans fausse pudeur sur l'écran. Une fois mon égo satisfait, je coupais la connection. Clic. A plus tard vous autres, lecteurs fidèles ou de passage, à plus tard ... si je veux. Le virtuel a ses dérives. Le virtuel est humain. Quoi qu'on en dise, d'ailleurs.

J'ai moins de choses à dire, sans doute. Où trop. J'ai peut-être laissé la vie me guider, tout simplement, sans plus craindre demain. Sans plus compter les pertes, les dégâts et autres bobos de l'âme. Cette vie de maman, qui me comble de joies. Cette vie professionnelle enfin retrouvée ... Qu'elle m'avait manquée ! Je navigue parfois à vue, entre tout ce qu'il y a à faire, tout ce que j'aimerai faire, et finalement, ce que je fais. C'est déjà pas mal, me diras-tu.

Les blogs sont-ils démodés? Remplacés par des tweets à tout va, où seul l'instant prime. Non mais, imagine un peu : "je vais me doucher"; "je suis sous la douche", "je suis habillé", "je vais manger". Mieux encore : "je suis au boulot"; "je surveille mes enfants"; "je roule dans ma décapotable". Le virtuel pour se sentir vivant. Ecouté. Admiré.

Je m'inclus dans l'histoire. Et je souris dès que je prends du recul.

Je t'ai montré ce petit bout de moi, petit chemin de vie fait de tout petits riens. Tu m'as dit que tu me lisais. Mieux, que tu me comprenais. Je ne sais dans quelle mesure je peux te croire, mais si tel est le cas, alors tout est bien. Alors, il ne faut rien regretter.

Je laisse la vie couler, celle que je me suis tracées à coups de machette dans les ronces de l'aléatoire. J'ai enfin pris les rennes; et si tu peux faire partie de cette vie-là, n'hésite pas.

Il y a quelques jours, en parlant des années qui passent, on m'a imposé une reflexion. A trente ans, on commence à vivre dans un état d'urgence. Comme si chaque jour était compté.

D'aussi loin que je me souvienne ... j'ai toujours vécu dans cette urgence. Vivre tout pleinement, hâter ... non ... précipiter les événements - du moins, ceux qui nous tiennent à coeur-.

Dans "Remember Me", elle lui dit : "je commence toujours par le dessert. Imagine que je meurs pendant le diner, une rupture d'anévrisme ou un météorite qui tombe sur le restaurant. Peux-tu me jurer que cela n'arrivera jamais? Ne t'en voudrais-tu pas, si cela arrivait malgré tout, de m'avoir privé de ma toute dernière gourmandise" ?

Cela résume mon état d'esprit d'alors.

A présent, j'ai appris, avec l'âge justement, à patienter. A apprécier l'attente, parfois languissante, mais qui rend le moment "M", l'instant "T" si jouissif. Ce qui ne m'empêche pas de trépigner, par moment. Ce qui ne m'empêche pas de me projeter, toujours, vers demain.

Mais c'est cet équilibre entre la patience et l'urgence qui contribue à cette forme de sérénité.


Ce que je peux avoir aujourd'hui et ce qui attendra demain.

Ce que je vis aujourd'hui, et ce que je vivrai demain.

Et aujourd'hui, c'était une belle(re) rencontre. Toi.

17:28 Écrit par Chlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |