07/05/2010

Grand Pa

Nota : apparemment, mon blog s'affiche correctement sous Firefox et Google Chrome uniquement. Sorry pour la pub Rigolant.

 

Bon, il y a un article que je tente d'écrire et pourtant, j'ai bien du mal à l'achever. Il concerne mon beau-père, alias "Grand Pa" pour les enfants, qui nous a quitté bien trop tôt l'année dernière.

Cependant, je ne résiste pas à vous faire partager (ou partager à nouveau) un texte le concernant, issu de mon blog courant 2004. Avec lui, on ne s'ennuyait jamais !

Je vous le copie/plaque tel quel, fautes d'orthographe incluses, qu'importe, c'est ce texte-là qu'il avait imprimé et qu'il emportait au travail, dans son attaché-case, pour le faire lire à ses collègues.

Souvenir d'une soirée mémorable ...

Belle lecture !

.. comme quoi, tout arrive ! Petit résumé de la soirée d'hier ...
 
17 h : Visite de mes beaux-parents, promenade sur la braderie qui se tient ce week-end dans ma rue. Jusque là, tout va bien ...
19 h : Ils nous proposent de descendre en ville pour manger un morceau dans un café-restaurant que G. et son papa apprécient beaucoup . Belle-maman et moi acceptons volontiers (autant se faire chouchouter quand on peut ;-) ) . Jusque là, tout va bien ...
 
C'est dans ce café-restaurant, le F*** , que tout a commencé ...
 
Beau-papa veut nous offrir l'apéro. Le serveur, à la mine très sympathique, joviale même, s'empresse autour de nous ( nous étions presque les seuls clients). Il nous demande, avec un accent très prononcé, ce que nous désirons boire.
 
Beau-papa : " Un Picon Vin Blanc mais sans grenadine".
Le serveur : " un vin blanc grenadine, oké ! "
Beau-papa : " Non non, un Picon Vin Blanc SANS grenadine"
Le serveur : "Monsieur, montre sur la carte, parce que je ne comprends pas"
Et beau-papa de montrer ...
Le serveur : "Ah, un Picon Vin Blanc grenadine"
Beau-papa (patient) : "Oui c'est presque ça, mais SANS grenadine"
( ...)
 
Au tour de G. à présent :
G. "Et pour moi, un pisang orange"
Le serveur : " J'ai seulement du Looza orange, je n'ai pas de * pissa orange* "
G. "Non, non, pas un Looza orange, un pisang orange !"
Le serveur : "Mais monsieur, je n'ai que du Looza ..."
G. et moi (en choeur) : " " Un PISANG orange s'il vous plait !"
Le serveur : " Ahhh, un pisang orange, oké !"
(Ouf ...)
 
Clin d'oeil complice entre belle-maman et moi, notre choix semble plus facile, son orangeade et mon lait russe ont posé nettement moins de problèmes. Je ne peux m'empêcher de dire tout bas :
 
"Hé bé les enfants, avec ce serveur-là, on peut commander à manger, mais à mon avis, on ne mangera pas ce qu'on a commandé ... "
 
Beau-papa, décidemment d'humeur très généreuse, nous invite à commander une entrée. Nous n'étions pas au bout de nos peines ...
 
Beau-papa : "En entrée, je prendrais les * sauteuses des prés sauce à l'ail*"
Prudent, il ajoute : " Je suppose que ce sont des cuisses de grenouilles"
Le serveur : " Sauteuses à l'ail, oké !"
Il prend ensuite note des trois autres commandes, je lui demande des croquettes de volaille. Ca fait un bail que je ne n'en ai pas mangées, et j'avoue que j'adore ça !
 
Dix bonnes minutes plus tard, le serveur revient vers notre table, un peu penaud. Il s'adresse à beau-papa :
Le serveur : "Monsieur, il y a un problème avec votre commande, c'est quoi des sauteuses à l'ail ?"
Beau-papa : "Des cuisses de grenouilles ..."
Le serveur : " Monsieur, montre encore sur la carte, je ne comprends pas"
Beau-papa, toujours patient mais perdant progressivement le sourire, lui montre. Le serveur repart en cuisine, l'air satisfait. En prime, nous lui avons passé commande des plats de résistance.
Et G., belle-maman et moi, d'être hilares ...

Les entrées arrivent (au compte goutte). Sur mon assiette gisent tristement deux croquettes de volaille, maigrichonnes et surtout ... complètement brûlées ! Je fais un effort, devant la mine déconfite de notre serveur (élu à l'unanimité le serveur le plus comique de Liège), et enfourne un morceau de croquette. Non, décidemment, c'est vraiment brûlé, je ne saurais pas avaler cette substance qui me flanque la nausée.
 
On appelle timidement le serveur :
Moi : "Désolée, Monsieur, je ne saurai pas manger cela, c'est brûlé...".
Le Serveur : " Je le vois bien, mademoiselle, je le rapporte en cuisine et on vous en refait".
 
Nous observons alors le serveur s'expliquer avec le cuisinier (d'où nous sommes, nous avons vue sur la cuisine, ouverte sur la salle). Visiblement, le ton monte entre les deux hommes. Tout à coup, on voit le cuisinier sortir du restaurant, fâché, et hurlant : "Il n'y a plus de croquettes, alors fais comme tu veux, envoie les grenouilles !". Le serveur se lance à sa poursuite, et nous dit, en passant devant notre table : "Ne vous inquiétez pas, j'arrange le problème".
 
Nous observons la scène, et j'ai vraiment du mal à retenir un fou-rire. Le serveur revient quelques instants plus tard, et m'explique qu'il n'y a plus de croquettes. Ce n'est pas grave, lui dis-je, je fais l'impasse sur l'entrée.
 
Le cuisinier revient dans le restaurant (ouf, on aura peut-être une chance d'avoir le plat de résistance ;-) ), l'air mauvais. Il reprend sa place en cuisine, et les cuisses de grenouilles arrivent pour beau-papa. Entretemps, G. et belle-maman ont eu le temps de finir leur entrée.
 
Nouvelle scène dans la cuisine : des flammes s'élèvent d'une poële. Ca y est, le cuistot est de mauvaise humeur et veut mettre le feu à tout ? Ah non, c'est un accident. La fumée envahit le restaurant, et la serveuse, mi-figue mi-raisin, ouvre la porte fenêtre derrière nous (Aglagla ! ). Si ca continue, je vais l'avoir, ce fou-rire !
 
Tant bien que mal, les plats principaux arrivent. G., qui voulait un steak bien cuit, reçoit un steak saignant. Beau-papa, qui voulait une sauce aux champignons sur un steak bleu, se retrouve avec un steak bleu, mais les champignons ne sont pas cuits (bref, tout est bleu). Belle-maman reçoit une salade aux lardons en lieu et place de la salade de crabe commandée, salade qui viendra quand même par la suite ... et nous ne savons pas quoi faire de la salade aux lardons ... Et moi qui attendais avec impatience (ben oui, je commencais à avoir cruellement faim !) mon spaghetti au pesto, je me retrouve avec une assiette débordant de pâtes ... avec un ridicule filet de sauce basilic-oignons par-dessus ...
 
On mange ce que l'on peut / ose avaler , je picore dans les frites de G., délaissant mon plat de pâtes (réellement infect à manger), beau-papa trempe des bouts de pain dans sa sauce en prenant garde à ne pas attraper un champignon, belle-maman, que tout ce cirque commence à stresser, mange à peine trois feuilles de salade ... Derrière nous, le patron, finalement sorti de sa cachette, engueule le serveur, qui lui-même engueule le cuisinier, la serveuse pleure et se console dans les bras du patron ... C'est l'Apocalypse Bouffe ...
 
Tous les quatre, nous voudrions les rassurer, leur dire que ce n'est pas si grave que ça ... Qu'on ne fait pas partie du Guide Michelin, que nous ne sommes pas membres de la famille royale ... On commence à se sentir mal à l'aise, et demandons l'addition.
 
Le serveur revient avec sa souche, en disant : "Le patron m'a dit de vous dire que c'était pour la maison, mais je ne comprends pas ..."
Nous lui conseillons d'attendre que le patron revienne (il a mystérieusement disparu avec la serveuse), car nous n'avons pas envie de filer à l'anglaise sans payer, et qu'éventuellement, cela retombe sur le pauvre serveur, qui a perdu le beau sourire qu'il affichait au début de la soirée.
Nous entamons le dialogue avec lui . Il nous explique alors que le cuisinier qui nous a servi, remplace le cuisinier habituel qui est blessé pour le moment. Que lui-même a fait l'erreur de travailler dans ce restaurant, vu l'ambiance et les heures de travail. Il vide son sac, visiblement ça lui fait du bien, on l'écoute religieusement.
 
Le patron réapparait, le serveur lui demande des explications supplémentaires, et il en ressort que la moitié de notre addition est offerte par la maison.  Après un bref remerciement, nous nous dirigeons vers la Maison du Peket, endroit de prédilection que je voudrais faire découvrir à beau-papa. En chemin, belle-maman s'inquiète de savoir si je n'ai pas faim (je n'ai quasi rien mangé de la journée). On longe le Quick, le Mac Do ... Non, vraiment plus faim, ça m'a malgré tout un peu coupé l'appétit ... Surtout la réaction quasi violente du cuisinier ...
 
La soirée continue, placée sous le thème de "pas d'bol" : la Maison du Peket" est bourrée de monde, on rebrousse chemin, direction le tam-tam. Jus de fruits pour moi (bel effort, pour mon p'tit bout d'cul ;-) ), tequila frappée pour beau-papa, on se détend, et nous avons même droit à un serveur (encore un, oui ...) qui chante tout en déposant notre commande sur la table.
 
En résumé, chouette soirée (je n'oublie pas ce fou-rire que j'ai eu tant de mal à réprimer ...), que je vous relate ici pour vous faire sourire, rire, et pour moi, ne jamais l'oublier !
 
Si vous aussi, vous avez déjà vécu ce genre de situation, n'hésitez pas à me les raconter !

17:54 Écrit par Chlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

23/04/2010

Flash-backs

Quand je fouille, je trouve ...

Si, dans la vie, j'ai égaré (perdu, déménagé ...) beaucoup de textes, j'ai au moins eu la grande idée ... (bon, à chacun son mérite ... G. a eu la bonne idée) de sauvegarder une partie de mes écrits de 2003 à 2005.

J'espère avoir le courage de vous en partager certains.

Pour ceux qui les ont déjà lu...

Pour ceux qui voudraient me lire ...

Il s'agit surtout de textes écrits dans l'urgence, dans la douleur ou dans l'humour décalé.

Peut-être vous souviendrez-vous (apprendrez-vous, aussi) que, si j'ai des rêves et des lubies, il en est une qui me taraude aujourd'hui encore. Un livre publié. Si j'y travaille à mes moments libres (heu ... c'est quoi encore, un moment libre ? Hm ? ), il reste qu'à l'époque, alors que l'idée était encore vague, j'avais intitulé une série de textes : "le boudoir des monologues".

Bon, je vous l'accorde, ce n'était pas toujours hyper-méga-giga-joyeux-de-la-teuf-de-la-mort, mais c'est également les circonstances de l'écriture qui rend tel ou tel texte si particulier pour son auteur.

Et c’est toujours difficile de commencer quelque part. C’est encore plus difficile de recommencer. Qu’il s’agisse d’un’ blog ou d’une histoire d’amour, qu’il s’agisse de cette relation particulière entre vous et moi… Tout est à refaire.

J’ai décidé de devenir sérieuse. Ou presque. Ou pas.

J’écris comme je respire, sur papier, sur clavier, dans ma tête.

J’écris pour moi, pour vous, pour rien. Pour le simple plaisir de faire résonner, de manière juste, les mots entre eux. Les sons. Les phrases.

Ecrire, c’est échanger.

J’ai besoin de cet échange.

Avec vous.

Allez, je me lance ... Langue tirée

 

Vous vous rappelez ? Au début de ce blog, je voulais faire différent.

Ecrire un roman.

Peut-être.

Etre autrement.

La plume me manque, la plume me manque, la plume me manque … J’ai manqué à ma plume.

Brume. Dans mon cerveau. Les mots, les maux … Tout s’échappe, tout m’échappe au fur et à mesure que je veux écrire. Ces phrases mille fois répétées dans ma tête … en les ajoutant une à une, façon puzzle, un livre serait déjà né. Laid ? Sans doute.

Mais vrai.

Maudite mémoire ! Je pense ces phrases. Mes doigts courent sur le clavier … Il est déjà trop tard. Le moment de l’écriture est trop court. Ou je suis trop lente.

Ou …

On m’a volé mes mots. Et je n’ai plus de maux. Des peines, parfois encore. Les maux sont doux, à présent.  Et les mots, si volages …

Je reste béate devant les grands auteurs. Ceux dont le talent est aujourd’hui reconnu. Parfois après leur mort.

 

(Sois honnête avec toi-même)

Je n’ai pas de talent.

(Sois plus convaincante)

Je n’aurai jamais leur talent.

(C’est mieux)

 

On n’écrit jamais aussi bien que dans la douleur.

Je n’ai plus de maux.

Je ne trouve plus mes mots.

Qu’ai-je encore à vous offrir ? Des tranches de vie ? Je me dévoile en me censurant. Il n’est pas bon de tout dire.

Trouver le juste milieu.

Souffrir encore pour pouvoir écrire. Analyser, conclure, transmettre. Pour ceux qui connaissent la souffrance, pour ceux qui la connaîtront un jour.

Parler de moi au passé. C’est trop tôt encore. Mais les mots s’écriraient (s’écrieraient ?) plus facilement. Ils se cachent et je me joue d’eux. ... J'ai besoin de me répandre en mots ... Finalement oui, j'aime ce jeu !

Chloé - 21/05/2004

 

19:18 Écrit par Chlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

21/04/2010

Un ami ?

Aujourd'hui, je t'ai parlé comme je parle rarement. Hormis ici. Ici où j'exhorsisais autrefois, ici que j'ai laissé tombé, mais jamais totalement. Ici où j'étais connue, parfois reconnue, par mes mots et mes maux, couchés sans fausse pudeur sur l'écran. Une fois mon égo satisfait, je coupais la connection. Clic. A plus tard vous autres, lecteurs fidèles ou de passage, à plus tard ... si je veux. Le virtuel a ses dérives. Le virtuel est humain. Quoi qu'on en dise, d'ailleurs.

J'ai moins de choses à dire, sans doute. Où trop. J'ai peut-être laissé la vie me guider, tout simplement, sans plus craindre demain. Sans plus compter les pertes, les dégâts et autres bobos de l'âme. Cette vie de maman, qui me comble de joies. Cette vie professionnelle enfin retrouvée ... Qu'elle m'avait manquée ! Je navigue parfois à vue, entre tout ce qu'il y a à faire, tout ce que j'aimerai faire, et finalement, ce que je fais. C'est déjà pas mal, me diras-tu.

Les blogs sont-ils démodés? Remplacés par des tweets à tout va, où seul l'instant prime. Non mais, imagine un peu : "je vais me doucher"; "je suis sous la douche", "je suis habillé", "je vais manger". Mieux encore : "je suis au boulot"; "je surveille mes enfants"; "je roule dans ma décapotable". Le virtuel pour se sentir vivant. Ecouté. Admiré.

Je m'inclus dans l'histoire. Et je souris dès que je prends du recul.

Je t'ai montré ce petit bout de moi, petit chemin de vie fait de tout petits riens. Tu m'as dit que tu me lisais. Mieux, que tu me comprenais. Je ne sais dans quelle mesure je peux te croire, mais si tel est le cas, alors tout est bien. Alors, il ne faut rien regretter.

Je laisse la vie couler, celle que je me suis tracées à coups de machette dans les ronces de l'aléatoire. J'ai enfin pris les rennes; et si tu peux faire partie de cette vie-là, n'hésite pas.

Il y a quelques jours, en parlant des années qui passent, on m'a imposé une reflexion. A trente ans, on commence à vivre dans un état d'urgence. Comme si chaque jour était compté.

D'aussi loin que je me souvienne ... j'ai toujours vécu dans cette urgence. Vivre tout pleinement, hâter ... non ... précipiter les événements - du moins, ceux qui nous tiennent à coeur-.

Dans "Remember Me", elle lui dit : "je commence toujours par le dessert. Imagine que je meurs pendant le diner, une rupture d'anévrisme ou un météorite qui tombe sur le restaurant. Peux-tu me jurer que cela n'arrivera jamais? Ne t'en voudrais-tu pas, si cela arrivait malgré tout, de m'avoir privé de ma toute dernière gourmandise" ?

Cela résume mon état d'esprit d'alors.

A présent, j'ai appris, avec l'âge justement, à patienter. A apprécier l'attente, parfois languissante, mais qui rend le moment "M", l'instant "T" si jouissif. Ce qui ne m'empêche pas de trépigner, par moment. Ce qui ne m'empêche pas de me projeter, toujours, vers demain.

Mais c'est cet équilibre entre la patience et l'urgence qui contribue à cette forme de sérénité.


Ce que je peux avoir aujourd'hui et ce qui attendra demain.

Ce que je vis aujourd'hui, et ce que je vivrai demain.

Et aujourd'hui, c'était une belle(re) rencontre. Toi.

17:28 Écrit par Chlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

08/11/2008

En friche ...

J'ai laissé "ici" se reposer. Envie d'autre chose, envie de ne vous raconter que de jolies histoires.

Certaines décisions ne sont pas toujours simples à appliquer. J'ai quitté mon travail, mes collègues, mes amis. Ils me manquent, j'ai ce vide à combler. Alors je câline mes enfants, je leur donne du temps, cette denrée précieuse que peu de monde se targue de posséder.

Je rêve beaucoup, toujours dans la paradoxalité. On rêve de ce que l'on désire, ou de ce que l'on craint. Je me réveille en pleine nuit, les mains moites. La réalité est toujours proche de cet instant fugitif où l'on se rend compte qu'on est en train de rêver, alors que l'on s'éveille.

Je devrais me coucher, un carnet à spirales à portée de main.

L'hiver est à nos portes. J'aime ces petits matins brumeux et froids, les manteaux ressortis du placard, les joues rougies par un vent persistant. Un café chaud nous attend, une fois rentrés de randonnée.

Dans une semaine, Yoann a 4 ans. Déjà ...

 

20:41 Écrit par Chlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

18/10/2008

Ici et ailleurs

Chloé, c'est également par ici

A vite ! Clin d'oeil

10:01 Écrit par Chlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/08/2008

"Après"

Bien voilà, "l'après" est là !

Après ... quelques jours au soleil du Sud, chez ma petite soeur de là-bas. Soleil, gîte, Cévennes, marché, champignons, quatre enfants dont trois bébés ...

Après ... beaucoup de caisses à faire et à défaire. Empaquetter, étiquetter, démonter, remonter, arranger, casser (!) ... Mais cette fois, c'est pour notre "chez nous". Notre maison. A nous. Enfants contents, grand jardin, endroit calme, lorraine belge.

Après ... l'opération commando "peintures dans la maison". Merci les petites mains, alors que nous nous dorions la pillule au soleil. Couleurs pastels, jaune, orange, vert, beige, ocre, lavande, iceberg ... Encore quelques pièces à faire et tout sera en ordre.

L'été (!) prochain, on s'attaque ... à l'extérieur. Façade, jardin sud, jardin nord.

A l'occasion, quelques photos...

Propriétairement vôtre ...

Chloé

07:22 Écrit par Chlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

09/07/2008

Je reviens ....

après

lavande4

demenagement

peinture

Motus

22:28 Écrit par Chlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/06/2008

En-saignant


diplom1

« La lumière est quelque part, couchée sur un papier … ton diplôme ».

Ces quelques mots m’ont ramenée plusieurs années en arrière. Dix ans, pour être précise. A une poignée de jours près, il y a dix ans que je devenais officiellement agrégée de l’enseignement secondaire inférieur.

Happy Birthday to my diplôme, au fait.

La belle affaire, me diras-tu. C’est que je pensais alors, refusant tout net de travailler dans ce secteur. J’ai fait les études… pour les études, et non pour la profession.

Des profs, il en faut et je te le concède. Il est de ces gens qui ont ça dans l’âme et je n’en fais pas partie, même si je l’ai cru, un moment.

Seule autosatisfaction : c’est l’une des rares choses que j’ai menée à son terme.

« Grâce à lui, tu pouvais être dans la lumière tous les jours, être quelqu'un qui compte, quelqu'un qu'on écoute... »

Mwouais. Hors de l’enseignement, point de salut, sans doute. Je m’insurge : même dans la profession que j’exerce ( !), je rencontre des gens, je parle, j’écoute, on me parle, je suis écoutée. Tout ça tout ça, si, si. Dingue, non ?

Trêve de plaisanterie, j’ai eu la chance de faire de superbes études, et d’exercer un tout autre métier qui me plait énormément.

Je dois bien l’avouer, chaque mois de septembre voit naître un petit nœud au creux de mon ventre, en regardant tous ces écoliers se rendre à l’école pour leurs premiers cours, tous ces enseignants prendre connaissance de leur classe, donner les premiers devoirs, préparer les premières leçons. Comme un appel que je ne veux pas entendre. Je n’y retournerai pas.

J’aurai sans doute pu, tout comme ceux-là, être dans la lumière, debout sur l’estrade, m’appliquant à écrire droit sur le tableau noir (ou blanc, c’est selon).

Suis-je pour autant dans l’ombre, sur le plan professionnel ? Quand je vois les ‘petites’ difficultés que cause mon futur remplacement, j’ai des doutes …

C’est d’une toute autre mise en lumière, dont je parlais …

Ainsi va la vie, trois petits tours et puis s’en vont.
Trois petits mois et puis s’en va, en ce qui me concerne.

C’est une page importante de ma vie que je m’apprête à tourner. Un je-ne-sais-quoi de nostalgie, des collègues qui, peu à peu, sortiront de mon entourage, car on se perdra de vue, on se verra peut-être encore, de loin en loin et puis … Des amitiés auxquelles je veux croire … et que je crains de voir s’effilocher au fil du temps… Le temps est assassin, loin des yeux etc. etc. Nostalgie, mélancolie donc.

C’est une page importante de ma vie que je m’apprête à écrire. Je suis libre, libre de choisir. L’éternel problème étant que tout m’intéresse, il va falloir cibler un peu. Une certaine impatience bout dans mes veines : vais-je reprendre des études ? Vais-je perfectionner certains aspects de mon métier ? Vais-je rester à la maison et m’offrir le luxe de voir grandir mes enfants ?

Vais-je oser, tout simplement ?

21:10 Écrit par Chlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

12/06/2008

Nombrilismes


« J’voulais parler d’ma vie, c’est rare quand ça m’arrive

Un moment suffira, y a pas grand’chose à dire…

Passé 30 ans et je sais, au moins j’imagine,

Je n’aurai jamais mon nom dans les magasines.

Je suis de celles que la foule rassure,

On ne peut être bien que parmi des milliers

Has been avant d’avoir été, c’est un peu dur

Ma vie, tout l’monde aurait si bien pu

S’en passer ».

J.-J. Goldman

 

Non, je ne te dis pas ces peurs, mes lueurs ou mes flammes. Je ne te dis plus le sang, qui fait cogner mon cœur. Je ne te dis pas mes moments, si froids et si pâles. Et ton visage, cher lecteur, qui justifiait mes heures.

Dernièrement, j’ai relu un brouillon de mail que je t’écrivais, D., un mail improbable, réponse au tien qui me disait, texto : « Ca me fascine la façon dont tu parles de toi, en toute simplicité avec énormément de sensibilité. En plus, tu sais manier la plume, pardon le clavier ».Tu parlais alors de mes écrits, avant que je ne joue « Eraser ».

2003. Mes débuts ici, dans ce petit espace virtuel, anodin aux premiers abords et qui, insidieusement, prend de plus en plus de signification(s), d’importance et de temps. La période la plus délicate de ma vie, aussi. Année charnière construite sur des ruptures, des rencontres, des idéaux qui s’effondrent,  premiers prémices de ma carapace. Il y en aura d’autres.

Ai-je changé depuis lors ? Sans doute, tout en restant fondamentalement la même, toujours hésitante, paradoxale, la tête dans les nuages et les pieds fermement sur terre. Allant de joies inextinguibles en peines brûlantes. Cette fille qui tombe sept fois pour se relever huit. Je suis toujours celle-là.

J’ai peut-être un zeste de sagesse de plus, un brin de folie qui s’est soustrait. Jouant un peu moins l’écorchée vive, j’ai appris à dissimuler certaines plaies. A quoi bon ? Ma vie n’est ni meilleure ni pire qu’une autre, au final. On a tous notre lot de problèmes, nos moments bonheurs et nos instants miracles. Il suffit parfois d’un rien et tout bascule, du malheur à la plénitude, de l’apathie à l’euphorie, du yin au yang. Ce cercle éternel des énergies contraires, qui régit notre vie et nous apporte ce frêle équilibre. Tel des funambules, nous nous tenons au milieu de tout ce foutoir, tentant désespérément de répondre à la question : « pourquoi ».

J’aurai aimé être artiste, je suis née cérébrale. Quelle contrariété à gérer, dès le départ ! De naissance donc insatisfaite, devenue par la suite perfectionniste dans les moindres détails, c’est  une lente descente aux enfers sur laquelle je glisse quotidiennement. Je n’aime pas vivre avec moi. Il existe ce léger décalage entre mon image et ma réalité, qui me trouble. Ce que je voudrai être, et ce que je suis. La différence ? Une question de confiance en soi.  Je rêve de mise en lumière, mais dès que pointe un projecteur, il n’y a plus personne. Chloé est rentrée dans sa carapace.

Un pas devant l’autre, et parfois, un pas en avant pour trois en arrière. Valse hésitation enivrante, lent jeu du chat et de la souris. L’enjeu ? Me trouver. J’ai 20 ans d’errance à combler.

Nombrilisme(s), je t’avais prévenu.

20:50 Écrit par Chlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

07/06/2008

Yoann, en quelques photos ...

09:43 Écrit par Chlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/06/2008

Mariage et anecdotes

Cher toi-qui-me-lis, comme tu le sais sans doute, le mariage était donc fixé à 11h30.

Or donc, une dame nous accueille à la maison communale de LaOuskeJhabite (encore pour deux mois), nous et notre petite troupe de fidèles-de-la-famille.

Les minutes s’égrainent, les enfants (grands et petits) jouent dans la salle communale, la dame regarde sa montre … pas de bourgmestre !

On continue à sourire, en se promenant dans le jardin, en prenant quelques photos … La dame, prise d’un doute, téléphone au mayeur pour qu’il confirme sa présence.

Il arrive vingt minutes plus tard, confus, et explique : «  Dans mon agenda, j’avais noté 12H30 ! J’ai même dit à ma femme que c’était une drôle d’heure pour un mariage et que, ma foi, on aurait dîné plus tard … J’ai fait aussi vite que j’ai pu, j’ai dû prendre une douche, car si vous saviez où j’étais à 11h30 … »

Je l’interromps d’un sourire. Non, vraiment, nous ne tenons pas à savoir où il était à 11H30 … Nous sommes venus ici pour nous marier, peuchère !

Ce retard a quand même eu l’heur de provoquer quelques rires …

Je te passe le dîner, cher lecteur. Tu imagines aisément que nous avons bu, mangé, rebu, mangé encore, et … mangé ! Je pense avoir préparé pour un régiment, au vu de ce qu’il restait dans les plats, nos hôtes une fois repus ….

Vers 19H00, nous nous éclipsons : un mini voyage de noces, d’une durée de 48 heures chrono, nous attendait. A cet instant précis, l’orage éclate. Et c’est sous la drache nationale, la foudre et le tonnerre que nous atterrirons dans une jolie petite villa, trempés comme des souches … La suite en photos …

 

21:22 Écrit par Chlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

26/05/2008

L'administration ...

et moi !

escargot

 

Fini, terminé, juré promis craché ... plus jamais je ne défenderai l'administration et ses fonctionnaires !

Trois semaines pour obtenir un papier (toujours pas en ma possession, à l'heure où j'écris ces lignes dramatiques!).

Je n'en crois pas mes yeux, ni le vide intersidéral de ma boîte aux lettres (je tais les factures, par soucis d'être compréhensible par le plus grand nombre de mes -fidèles- lecteurs).

Un malheureux bout de papier, donc.

L'administration de MaVille (celle ouske je travaille) est toute modernisée. Si, si ! Suffit de se connecter sur l'Internet, et de cocher, dans le cyber-site, le type de document requis, de payer (!) un papier qui atteste que mes enfants, ma foi, ils sont bien nés ! (Tout s'paie, ma p'tite dame, kivousse, avec l'inflation, la diminution du pouvoir d'achat, même en stipulant que c'est un document à des fins administratives, tu dois quand meme ouvrir ton porte-monnaie ... Golden Eighties, où êtes-vous ? ).

Bref, document demandé en bonne et due forme, paiement effectué sur le bon numéro de compte ...

Et rien.

Oui mais, s'ils croivent, là-bas à l'administration, que j'ai que ça à faire de mes journées, à les relancer (j'en suis au troisième mail de relance), ben ils se fourrent le doigt dans l'oeil jusqu'au trognon.

Ils s'en fichent, me diras-tu.

Ah ben ça, j'te crois bien. Mais c'est fini, terminé, jamais plus je ne prendrai leur défense ....

Parce que les escargots, c'est comme ça que j'les aime :

escargot55

18:39 Écrit par Chlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

21/05/2008

Salut l'artiste ...

jeff

Tu es parti si vite, si jeune ... Tu tires ta révérence et tu t'en vas, j'aime imaginer que t'es encore quelque part, à faire du vélo sans les mains.

06:01 Écrit par Chlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

11/05/2008

 

31 mai 2008, 11 h 30

 alliance01

 

10:23 Écrit par Chlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

03/05/2008

Ce matin, très tôt

Randonnée matinale dans mon village, ce matin

07:32 Écrit par Chlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

02/05/2008

A la piscine, ce vendredi

17:49 Écrit par Chlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Je pars, je reviens ...

Je n'aurai jamais imaginé un jour effacer mon blog, commencé en 2003. Mon blog, une partie de ma vie couchée sur papier, enfin ... sur écran. A mi-mots, à mots feutrés, à lire entre les lignes. Et pourtant, je l'ai fait. Deux fois, même.

La première fois, sur le coup de la colère : la maladie de mon grand petit garçon refaisait parler - provisoirement - d'elle.

La seconde fois, sur le coup d'un trop plein : un achat de maison impliquant que je quitte mon boulot (paradoxal, non ? ), un projet de mariage (il reste juste "le petit détail" de la date à trouver Clin d'oeil), et vingt mille autres choses qui tournent dans ma tête. Stanislas le dit si bien : ce grand manège, me met la tête à l'envers lalala.

J'ai probablement perdu de l'épaisseur, de la consistance. Besoin, pour un moment, d'être superficielle. Je lis Closer, j'ai fait des boucles dans mes cheveux. Où suis-je ?

Les gens m'insupportent. Je ne les comprends plus, je n'aime pas l'hypocrisie. Ils sont devenus cul-de-jatte du respect de l'Autre.

Nath me manquera.

Les vacances sont réservées. Les premières, à 4. Ca sera un peu chaud, entre signatures des actes, peintures et déménagement. Mais quel bonheur de voir mon grand petit garçon se réjouir de rejoindre ma petite soeur de là-bas. De tracer, sur un papier jauni, l'essence d'un itinéraire prometteur. Besoin de soleil, très fort.

Je termine mon préavis fin septembre. Le dernier lien sera coupé.

Clic.

08:35 Écrit par Chlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/04/2008

On l'a fait !

On l'a achetée ... avec tout ce que ça implique pour moi ...

 

maison_ok3

08:26 Écrit par Chlo dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |